08 juin 2008
Automédication : Lire mon interview dans "Le Monde" du 9 avril (p. 28) : quelques conseils (d'ami !) pour en LIMITER LES RISQUES
Sandrine Blanchard, journaliste au "Monde" a très bien mis en évidence les points essentiels de mes prises de position.
Bien sûr, ne pas diaboliser l'automédication ! Mais il y a un BON USAGE de l'AUTOMEDICATION et certaines précautions valernt d'être prises en compte…
La prudence ne parait contraignante qu'avant l'accident… cf le slogan : "L'assurance ne paraît chère qu'avant l'accident !"
BONNE AUTOMEDICATION tout de même ! Mais par ex. si vous êtes sous traitement ANTICOAGULANT, ne prenez jamais de vous-même un ANTI-INFLAMMATOIRE ou de l'ASPIRINE (qui est d'ailleurs elle-même un anti-inflammatoire). Sans blague, ce peut être mortel ! Je connais personnellement de nombreuses personnes VIDEES DE LEUR SANG en quelques heures par HEMORRAGIE DIGESTIVE MASSIVE pour avoir ajouté en automédication (pour calmer des douleurs d'arthrose…) un anti-inflammatoire ou de l'aspirine à un traitement anticoagulant !
Pardon de faire peur… mais je vous assure que je n'ai aucun intérêt à donner ces conseils, qui sont ceux de la sagesse et bon sens !
Conseils d'ami !
14 mai 2008
Venue à St-Etienne du Pr. Didier Sicard pour un DEBAT PUBLIC le 5 juin 2008 (15 h-18 h) : Amphi Denis Papin, 21 rue Denis Papin


Au nom du Comité d'Ethique du CHU de St-Etienne (que j'ai l'honneur de Présider), je vous invite avec enthousiasme à ce débat-public, animé par mon ami le Pr. Didier Sicard, qui a présidé le Comité Consultatif National d'Ethique jusqu'en décembre 2008.
Le Pr. Didier Sicard interviendra sur 2 thèmes d'une brûlante actualité pour la qualité éthique de la médecine d'aujourd'hui :
-De 15 h à 16 h 30 : Quelle information donner au malade ?
-De 16 h 30 à 18 h : Enjeux économiques et stratégies hospitalières
2 sujets "brûlants" qui nous concernent tous ! Un débat animé, ouvert et respectueux des convictions de chacun suivra les prises de paroles de D. Sicard : chacun pourra s'"exprimer, très librement : témoignages, questions, avis contradictoires seront les bienvenus
Ce sera passionnant l
Venez nombreux ! Amenez vos amis… DEBAT PUBLIC !
29 avril 2008
La Douleur à Bras-le-corps P. Queneau, Piem, G. Ostermann, P. Grandmottet


Signé des Prs P. Queneau, G. Ostermann et P. Grandmottet, richement illustré par les dessins de Piem, ce livre examine la douleur sous tous les angles. Composé de textes courts, émaillé de citations, son concept est résolument original. Humour et caricature lui confèrent un abord moins austère que celui suggéré par la gravité du sujet. Cet essai n’en demeure pas moins un vigoureux plaidoyer pour une prise de conscience indispensable à la gestion médicale pertinente d’un symptôme universel.
La douleur à bras-le-corps par P. Queneau, G. Ostermann et P. Grandmottet, dessins de Piem. Médicis Editeur, 2007, 15 €
2 autres livres majeurs de P. QUENEAU publiés tous deux chez Odile Jacob :
"Le Malade n'est PAS UN NUMERO ! Sauver la Médecine (avec Damien Mascret) (Odile Jacob, 2004)
"Soulager la Douleur" (avec G. Ostermann) (Odile Jacob, 1998)
Pour ACHETER ces LIVRES :
-04.77.49.21.21 : Librairie de Paris (à St-Etienne 6, r. Michel Rondet)
-04.77.33.99.13 : Librairie Quartier Latin (à St-Etienne 6, r. Georges Teyssier)
-fnac.com
-amazon.fr
Transversales de Vaison-la-romaine 9-11 avril 2008
Humour, paradoxe et hypnose. contribution à l'éthique.
Quel défi !
Je prendrai personnellement, à la demande des organisateurs, le risque (assumé !) d'intervenir sur le thème "l'humour médecin" : à bon escient, avec tact, avec chaleur affective et jamais dans l'ironie, potentiellement dévastatrice
Ce sont les 20 ans de ce séminaire annuel, qui se tiendra sous les platanes de cette délicieuse ville qu'est Vaison-la-Romaine
Informations : www.hypnose-clinique.com
contact : bellet.pat@free.fr
P. Bellet BP 82 84110 Vaison-la-R.
22 avril 2008
plus de 13.000 morts par en France par accidents médicamenteux
Plus de 13.000 morts par an en France par accidents médicamenteux, dont au moins 1/3 voire même la moitié d'accidents évitables ! Avec 5 à 10 % des hospitalisations liées à ces accidents ! Ca vaut le coup qu'on s'y intéresse, non ? Et qu'on éduque les médecins mais aussi tous les acteurs concernés, jusques et y compris,bien sûr, les maldes eux-mêmes, leurs entourages ET TOUS LES CITOYENS !!!!
03 avril 2008
Humour… douleur ?
Dessin Piem - Queneau, extrait du FABULEUX LIVRE "La douleur à-bras-le-corps"
Qui a dit : "l'humour est une tentative pour DECAPER LES GRANDS SENTIMENTS de leur connerie" ?
Mon aieul Raymond Queneau !
Applicable à la douleur, cette grande souffrance ?
Avec Piem et Queneau, c'est la verité à l'état pur, sans langue de bois, avec un HUMOUR HUMANISTE !
, Piem et moi !
piem - queneau !
02 avril 2008
Fabuleux Congrès de l'ANEMF (Association des Etudiants en Médecine de France)!!!
Débat passionnant le 14 mars à Reims où se tenait le Congrès National de l'ANEMF (lien)
400 étudiants étaient là, PARTICIPANTS ACTIFS au débat… BRAVO !
Ancien Doyen de fac (Celle de St-Etienne), J'ai gueulé une nouvelle fois contre des positions ministérielles qui NIENT l'importance première du MALADE : la formation doit être axée sur le MALADE, sur le FIL ROUGE de SON SYMPTOME, qu'il vient CONFIER au médecin : SA DOULEUR : néccéssité de l'ECOUTER dire sa DOULEUR (ou tout autre symptôme) et ce qu'il en résulte : son MAL-ÊTRE, le TRAITEMENT à lui PROPOSER et à lui EXPLIQUER (ses raisons, ses bénéfices attendus, ses risques… : au moins 15.000 morts par an en France par accidents liés aux médicaments, 200.000 aux USA, dont la moitié EVITABLES !
Pour la France, c'est le CRASH d' 1 AIRBUS par semaine !!! 4 CRASH d'AIRBUS par mois, dont 2 EVITABLES par UNE FORMATION EXIGEANTE de TOUS sur le MEDICAMENT : MEDECINS ++++, PHARMACIENS ++++, mais aussi INFIRMIERES et TOUS les autres PROFESSIONNELS DE SANTE. Et puis bien sûr LE MALADE !!! +++++++ L'EDUCATION THERAPEUTIQUE +++ y compris pour TOUS LES CITOYENS +++
Ca vaudrait le coup qu'on FORME les futurs médecins à la thérapeutique : médicaments et autres traitements, moins dangereux (exercice musculaire, perte de poids, rééducation, contention articulaire…) ! Blocages et incompréhension des Ministres de l'Education qui se succèdent, qui ne comprennent pas RIEN à la SANTE. Il faut enseigner la médecine comme le Droit Romain ou la Physique Quantique ! Il y a pourtant une légère différence : la VIE d'UNE FEMME ou d'UN TYPE qui aimerait comprendre pourquoi on a enseigné à la fac à son médecin a peu près TOUT SAUF LA THERAPEUTIQUE !!!
Vous ne me croyez pas ? Lisez mes livres, les 2 derniers (commentaires dans mon blog) :
-"LE MALADE N'EST PAS UN NUMERO !" (écrit avec Damien Mascret) : Odile Jacob, 2004 : 20 euros
-"LA DOULEUR à BRAS-LE-CORPS" avec 80 dessins humoristiques ravageurs de PIEM (livre co-écrit avec G. Ostermann et P. Grandmottet) : 15 euros (dessin ci-dessous) /Users/patricequenod/Desktop/piem jpeg longue ordonnance.jpg
Bravo au Prédident de l'ANEMF, au Bureau et notamment à Chloé Moulin, vice-présidente chargée de l'organisation du débat.
Heureux de vous voir vous poser les bonnes questions…
Salut à tous !!!
NB : Si j'avais délaissé mon blog pendant quelques semaines, c'est parce que je me suis fait opérer (mise en place d'une prothèse de hanche à LONGUE QUEUE EN TITANE !). Je vais bien, merci et la LONGUE QUEUE EN TITANE FAIT… l'AFFAIRE !!!
08 novembre 2007
Place du thermalisme dans le traitement de certaines maladies cgroniques
Interview du Pr. Patrice Queneau
Le Professeur Queneau est Doyen Honoraire de la Faculté de Médecine de Saint Etienne, Membre de l'Académie de Médecine et Secrétaire de la Commission XI chargée du Thermalisme et de la Climatologie médicale. La Lettre du Mieux Etre (LME) destinée aux médecins l'a rencontré. Il a accepté de répondre à nos questions concernant la part du Thermalisme dans les études de médecine, son devenir, et son impact sur l'utilisation des cures dans l'arsenal thérapeutique.
LME : Qu'en est-il de l'enseignement du thermalisme au cours des études de médecine ?
Pr. Queneau : J'ai personnellement été très actif pour promouvoir cet enseignement auprès des futurs prescripteurs. Par un décret de 1997, il est devenu obligatoire au cours du second cycle des études médicales. Cet enseignement existe dans quelques Facultés en DCEM4 (6e année), c’est à dire en fin de 2e cycle, mais ce n’est malheureusement pas le cas dans toutes les Facultés. Par contre, j’ai rédigé dans plusieurs revues et manuels, un texte de synthèse correspondant aux objectifs de ce module d’enseignement pour les futurs médecins.
LME : Pourquoi ce désintérêt ?
Pr. Q. : Pour une raison simple : l'idée prégnante est que le thermalisme ne repose sur aucune base scientifiquement crédible en matière de recherche clinique. Et les stations hésitent encore à investir dans des travaux dont les méthodologies sont connues. En recherche fondamentale, il y a toujours eu beaucoup de travaux sur la qualité des eaux. Mais ce n'est pas toujours l'eau qui joue un rôle prédominant, sauf pour les eaux soufrées ou riches en CO². En rhumatologie par exemple, qui représente près des deux tiers des prescriptions de cures, sont déterminants la chaleur ainsi que les pratiques, bains, boues, piscines ...
LME : Voulez-vous dire que la carence en recherche clinique explique ce désintérêt et que la conduite de travaux dans ce domaine pourrait permettre de remonter la pente ?
Pr. Q. : Oui. Aujourd'hui, il est impensable de défendre un médicament s'il n'a pas fait ses preuves. Le même effort est demandé à tous, y compris pour les thérapeutiques non médicamenteuses. Or on a très longtemps dit, même dans les milieux du thermalisme, qu'il était impossible d'apporter des preuves, ce qui est totalement faux. L'idée est cependant en train d'évoluer et si toutes les thérapeutiques sont en train d'être évaluées, le thermalisme ne part pas de zéro. Des travaux ont été publiés ainsi que des preuves suggérées par l'ANAES, essentiellement dans le domaine rhumatologique.
LME : Quelle influence peut avoir l'Académie de Médecine dans ce domaine et plus particulièrement cette Commission XI dont vous êtes le secrétaire ?
Pr. Q. : La Commission XI en charge du thermalisme est présidée par le Professeur Claude Boudène, par ailleurs président de l'Académie elle-même. Il a pris la succession du Professeur Claude Laroche, qui s'était beaucoup investi dans le domaine du thermalisme. Cette commission joue un rôle important. C'est elle qui est sollicitée pour rendre des avis, qui sont l'objet de communications publiques en séances plénières. Cette commission s'attache maintenant à défendre des critères scientifiques permettant de rendre des avis sur des arguments forts et, ce faisant, au thermalisme de gagner en crédibilité. Mon objectif est que ces critères et recommandations rigoureux mais compatibles avec les moyens des établissements puissent être publiés afin que le monde thermal les connaisse et que les règles du jeu soient claires. Ils devront être remplis pour toute nouvelle orientation ou l'habilitation d'un nouveau captage.
LME : Est-ce que cela peut avoir une influence sur l'enseignement ?
Pr. Q. : Dans le contexte d'une médecine basée sur les preuves, des travaux cliniques de qualité permettront un enseignement de qualité et les médecins seront peut-être ainsi plus prescripteurs actifs, car le thermalisme reposerait alors sur des preuves crédibles et non sur la seule croyance ou conviction.
LME : L'évaluation des thérapeutiques repose aussi sur la notion de Service Médical Rendu ou SMR. Qu'en est-il pour le thermalisme ?
Pr. Q. : Des études médico-économiques auraient dû être faites depuis plus de 10 ans. Or il n'y a pratiquement rien à part l’ancienne étude de la CNAM. J'ai une formation de rhumatologie. Quand j'étais chef de clinique, je voyais bien que les patients qui allaient en cure passaient une année sans trop prendre de médicaments ni avoir trop de problèmes.
Cela n'a pas changé depuis. Dans le domaine économique, il y a la part du patient et celle de la sécurité sociale.
Une étude de cohorte ne sert à rien si elle est mal faite, une étude de satisfaction ne soutient ni remboursement ni enseignement et la comparaison des eaux n'est pas le plus important.
Les bénéfices thérapeutiques et économiques doivent être démontrés ainsi que l’intérêt pour le malade qui est finalement au cœur de ce processus.
LME : Pour vous que devrait apporter la lettre que nous lançons ?
Pr. Q. : Elle devrait informer sur la nécessité de crédibiliser scientifiquement le thermalisme.
LME : Quel message auriez-vous à faire passer en conclusion de cet entretien ?
Pr.Q. : Il faut faire de la recherche clinique et médico-économique, l’une n’excluant pas l’autre, selon des méthodologies validées car, au-delà du patient, le SMR est important.

