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MEDECIN SPECIALISTE DE LA DOULEUR ET DES MEDICAMENTS ECRIVAIN LIVRES PUBLIES CHEZ ODILE JACOB ET MEDICIS PIEM CARICATURE ET HUMOUR

22 novembre 2008

La Douleur à bras-le-corps !


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70 dessins de Piem, des textes courts, des citations "choc" ! C'est un coup de gueule pour… prendre "la douleur à bras-le-corps" !.

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Qui a dit : "l'humour est une tentative pour DECAPER LES GRANDS SENTIMENTS de leur connerie" ?
Mon aieul (?… homonyme !) Raymond Queneau !
Applicable à la douleur, cette indicible souffrance ?

Avec Piem et Queneau, le malade est bien autre chose qu'une somme d'équations mathématiques !

☆La douleur à bras-le-corps par P. Queneau, G. Ostermann et P. Grandmottet, dessins de Piem. Médicis Editeur, 2007, 15 €

☛☛2 autres livres de P. QUENEAU publiés chez Odile Jacob :
"LE MALADE N'EST PAS UN NUMERO !" (avec D. Mascret) (2004)
"SOULAGER LA DOULEUR" (avec G. Ostermann) (1998)

Où ACHETER ces LIVRES : ☛Librairie Quartier Latin :
quartierlatinlibraire@orange.fr (à St-Etienne 6, r. Georges Teyssier : 04.77.33.99.13)

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09 novembre 2008

Piem dans le livre de Queneau, Ostermann

P. Queneau : Après un débat où "parler de l'homme" dans les études de médecine paraissait incongru (je pèse le mot !), j'ai adressé un gribloulli à Piem lui demandant de faire quelque chose comme ça, avec cette légende, dont je suis fier ! Ce dessin, je revendique d'en être le CONCEPTEUR, l'instigateur, le créateur du message !
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Il l'a fait ! Vive les coups de gueule !
C'est reproduit dans : "Le médecin, le malade et la douleur (P. Queneau, G. Ostermann - Masson Ed. 4è ed : 2004)

◆70 fabuleux dessins de Piem sont dans "La douleur à bras-le-corps" (ci-dessus)

26 août 2007

interview

Interview. Professeur Patrice Queneau, membre de l’Académie de médecine, président d’honneur de l’APNET.

Pourquoi les essais cliniques ne sont-ils pas suffisants pour déterminer tous les effets indésirables ?
L’immense majorité des essais cliniques est réalisée avec des malades bien précis, sélectionnés. Ils ne sont ni trop jeunes ni trop âgés, ont une seule maladie. Seuls 3 à 5% des essais portent sur des personnes âgées, même s’il y a une évolution indiscutable. Alors qu’environ 30% des médicaments sont prescris au-delà de 70 ans.
Autre problème, la durée. On sait maîtriser, analyser et apprécier le risque à court terme. Au-delà, cela n’est pas possible. On en voit l’exemple avec le traitement hormonal contre la ménopause, dont on commence seulement aujourd’hui à vraiment appréhender le bénéfice/risque. Il faut donc travailler sur le recul.

Pourquoi les autorités ne s’impliquent pas plus dans la prévention des erreurs médicamenteuses, notamment par la formation des jeunes médecins ?
Il ne faut pas faire peur aux gens, c’est un sujet tabou. Pourtant il est évident que l’on peut éviter 5 000 à 10 000 morts par an si on s’attaque à la prévention des accidents médicamenteux. Mais l’Education Nationale refuse d’enseigner suffisamment la thérapeutique à la faculté de médecine. Si on y portait plus d’intérêt, il y aurait moins d’accidents. Pour cela, il est nécessaire d’améliorer la formation initiale et continue des professionnels.
La dernière année de deuxième cycle, qui correspondait à l’internat, devrait être consacrée à la prescription, au suivi, à la surveillance et aux notifications. Il faudrait instaurer un « permis de prescrire », qui apprendrait aux étudiants en médecine à savoir gérer la totalité des soins. Pour le malade, il est important que le professionnel de santé prescrive mais aussi qu’il le surveille tout au long de son traitement. Or je suis convaincu qu’à la sortie de leurs études, les médecins ne savent pas faire une notification d’effet indésirable.

Du côté des patients, quelles sont les solutions pour éviter les erreurs médicamenteuses ?
Elles doivent venir des médecins, des pharmaciens, des infirmières mais aussi des citoyens. On sait par exemple que les deux problèmes principaux sont l’inobservance du traitement et l’automédication. Mais il ne s’agit pas de culpabiliser le malade. On a pu mal lui expliquer le fonctionnement de son traitement, à quoi il sert, pourquoi il faut le prendre régulièrement. Il peut aussi tout simplement l’oublier ou ne pas avoir envie de le prendre. Attention aussi à l’automédication : elle est parfois encouragée pour faire des économies. Pourtant un certain nombre d’accidents mortels sont dus à ces pratiques. Chacun devrait, avant le bac, suivre une formation expliquant ce qu’est un traitement, comment utiliser un médicament à bon escient.

Comment améliorer la quantité de notification chez les professionnels ?
La grande majorité des accidents graves ne sont pas déclarés aux centres de pharmacovigilance. Leurs observations sont donc très partielles. Les professionnels ont des réticences à faire la déclaration. D’une part parce qu’en France il n’existe pas de culture de notification, contrairement aux pays scandinaves et anglo-saxons. D’autre part parce que souvent, il est difficile d’être certain que le médicament est en cause. Mais il ne faut pas conclure que puisque l’on n’est pas sûr, ce n’est pas médicamenteux. On fait là une faute grave. Il faudrait déclarer dès lors qu’il y a une probabilité, déclencher un réflexe. Se dire : « je ne suis pas sûr mais j’ai observé ça », quitte à revenir ensuite sur la notification. C’est le travail des centres de pharmacovigilance, qui doivent déterminer si le lien entre le médicament et l’effet indésirable est vraisemblable ou non.


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